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L’art de rue de Slinkachu

Posté le 17 novembre 2010

Slinkachu est un artiste dont j'ai repéré le travail il y a déjà quelques temps. Il va et vient au gré des blogs et des petites publications gratuites, disparaissant ici et réapparaissant un peu plus loin. Etant donné qu'à ma connaissance personne n'a reçu de mail à la rédaction pour que nous vous parlions de cet artiste, j'ai donc décidé d'accorder à la majorité silencieuse ce qu'elle demandait après interprétation des signes : un article sur Slinkachu. Et si la majorité silencieuse n'en est pas contente, elle peut continuer à faire ce qu'elle fait de mieux.

Slinkachu est donc ce que l'on appelle de nos jours un street artist, un artiste de rue pour ceux qui voient l'intrusion de l'anglais dans le français comme un furoncle sur le nez de Cléopâtre. Son site, dont vous trouverez l'adresse en bas de cette page après avoir eu la politesse de lire mes divagations incertaines jusqu'au bout, présente deux projets. Le premier est Little People (Petites personnes) et Inner City Snail (Les escargots dans la ville).

Le second n'est à mes yeux pas le plus intéressant. Slinkachu capture de pauvres petits escargots, fait un graffiti sur leurs coquilles et les remet en liberté dans la ville. Bref, là où d'autres utilisent des trains, lui prend des escargots. Probablement que la concurrence y est moins rude.

Le premier, Little People, donc, est un projet prenant place à la fois dans la rue et sur le web, sous forme photographique. Il met donc en scène dans la rue de petits personnages premièrement destinés aux maquettes de train, dans des situations plus ou moins absurdes ou reproduisant des situations quotidiennes, voire quelques clichés. Les scénettes une fois photographiées sont laissées dans la rue à la curiosité de ceux qui pourraient tomber dessus par hasard. Les photos quant à elles, sont toujours présentées de la même manière : la première montre le cadre général dans lequelle la photo a été prise. La seconde est le zoom sur la scénette elle-même. On pourrait y voir une sorte de représentation d'un monde vivant en parallèle du nôtre, accessible, mais que l'on ne peut voir qu'en y prêtant grandement attention. Slinkachu, lui, nous dit qu'il tente plutôt de souligner la solitude et la mélancolie de la vie dans une grande ville, tout en y ajoutant pas mal d'humour. Au final, comme tout travail d'artiste qui se respecte, le sien est sujet à toutes les interprétations.

Aussi donc, afin que vous puissiez vous faire vous même une idée, et parce que je sens que vous frétillez d'impatience de pouvoir enfin cliquer, sans compter que vous devez en avoir un peu marre de me lire à ce stade, il ne me reste plus qu'à vous indiquer l'adresse à laquelle vous pouvez observer ces merveilleuses photos :

http://www.slinkachu.com/
http://little-people.blogspot.com/

Posté par tibo

Co-fondateur du projet, passionné par tout ce qui touche de près ou de loin à la culture au sens large, des jeux vidéo aux arts graphiques en passant par la musique, je cherche avant tout à faire partager mes coups de coeurs tout en découvrant de nouveaux sujets.
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  1. Le projet little people me fait penser, de loin, aux travaux d’Olivo Barbieri. C’est très différent, j’en conviens, les associations d’idées réservent parfois des surprises, mais il y a là une sorte de « tilt-shift inversé » assez marrant.

  2. C’est vrai que je n’avais pas pris le travail de Slinkachu dans cet optique, mais ça s’applique tout à fait, l’espèce de Tilt shift inversé. Quant aux travaux d’Olivo Barbieri, je ne les connaissais absolument pas, mais ils méritent effectivement le détour.

  3. D’ailleurs pour mémoire, greg avait parlé de tilt-shift il y a presque un an pile dans nos colonnes, ici: http://www.magm3.com/2009/11/28/quand-la-realite-devient-un-effet-special/


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