The External World, de David OReilly
C'est un film d'animation qui court les festivals, autant que les réseaux sociaux et les e-mails.
C'est plein de références : jeux vidéo, cartoons, nouveaux comme anciens, séries télés, trucs venus du net, ou trucs que tout le monde connaît sans trop avoir d'où.
Ca à l'air d'un grand n'importe quoi comme ça, mais en fait, c'est très cohérent.
C'est plein de sexe, de drogues, de politiquement incorrect, mais aussi d'humour, d'amour et d'amitié.
C'est très stylisé, c'est très créatif, ça se regarde au premier, deuxième, X degrés, et les références, notes, blagues, sont au premier comme au deuxième plan.
C'est en anglais, mais ce n'est pas vraiment gênant, c'est juste encore plus riche quand on le comprend.
Lecteur, tu l'as déjà compris, c'est l'enfer à décrire. On pourrait y passer des heures et n'en dévoiler qu'un mini bout, alors que pourtant ça ne tient que dans moins de 20 minutes de vie réelle.
Et c'est sur Internet. Enfin, pour certains. Parce qu'apparemment, ce n'est pas accessible de partout. Ainsi, l'exilé irlandais et l'exilé canadien ont pu le voir et échanger un peu dessus, alors que le restant français, ben petzouille. Ce qui, quelque part, rajoute encore à l'immense absurde de la chose, si l'on considère que David OReilly le présente dans moult festivals. Paraît-il qu'il y a des listes de proxy qui pourraient contourner la chose, mais là, de peur de dire des couillonnades plus grosses que moi, je laisserai notre spécialiste de service s'épancher sur le sujet s'il le désire.
Et donc, la chose en question, c'est The External World, le monde extérieur, un titre on ne peut plus adapté tant c'est cruellement vrai, et jouissivement si proche et si lointain.
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16 avril 2011
Un film très créatif en effet, décalé, glauque et subversif à souhait. Digne d’un bon Jason.
NB : le film est aussi accessible aux USA où je me trouve actuellement. Si quelqu’un pouvait m’expliquer pourquoi il est censuré en France, ça m’aiderait à redonner un peu de sens à toute cette histoire…