.


   
© Pointe Noire
Titre: Gabrielle
Scénario & Dessin: Kara
Editeur: Pointe Noire
Publication: 2001
Format: 24x32, 56 pages, papier glacé, couleurs, 12€



    Critique:
      Gabrille, archange envoyé sur une Terre onirique sombre dans une violence extrêmement meurtrière qui semble bien loin de ses desseins d'origine. Raphaëlle, sa soeur archange va alors tenter de comprendre ses acteset de la ramener à la raison...


      Tome unique et intègre, Gabrielle nous propose de nous immerger dans un monde étonnant où la poésie candide côtoie une violence désespérée. Sur un ton étrangement calme et sympathique, Kara développe un monde déchu où les quelques êtres restants du paradis semblent perdre la raison et sombrer dans la violence (que ce soit Gabrielle dans sa folie meurtrière ou Raphaëlle dans l'oubli du pardon chrétien pour laisser place à un châtîment (rédempteur?)).

      Dans cette très grande fluidité et cette candeur se développe tout de même une thèse, d'un ton léger mais pourtant assez travaillée qui nous laisse comprendre toute la logique des actes de ces êtres supposés parfaits. Nénanmoins, cet ouvrage n'est pas à prendre au sens philosophique auquel nous ne sommes qui plus est pas obligés d'adhérer mais plutôt comme une fable emplie de questionnements et de sensibilité, ce qui se conforme à la grande féminité (avouée) de cette oeuvre.

      Le dessin est extrêmement lisse et fluide tout en regorgeant d'une très grande richesse graphique, comme l'explique d'ailleurs Kara, tout le design a fait l'objet d'une recherche assez approfondie et on voit bien que Gabrielle est une oeuvre proposée dans son intégralité à des éditeurs bien plus qu'une série à succés concotée pour le marché (et il n'ets d'ailleurs pas étonnant de trouver les éditions pointe noire à l'appui d'une telle démarche).

      Ainsi, si Gabrielle na marquera pas réellement l'histoire de la BD, elle reste néanmoins un ouvrage très agréable à lire, nous plongeant dans une ambiance très ambigüe où les sentiments semblent se noyer dans une cause trop vaste. Un bel ouvrage, bien abouti mais sans prétention.

    Réagir à la critique sur notre forum

FurfuR



Retour en haut
.