The Third Eye Foundation – The Dark
Neuf années se sont écoulées depuis la sortie du dernier album de The Third Eye Foundation sur Domino. Neuf années pendant lesquelles le seul et unique membre de cette formation, à savoir Matt Elliott, s'est concentré sur un (excellent) projet folk sous son propre nom. Neuf années pendant lesquelles on se demandait si l'artiste n'avait pas définitivement tourné la page, surtout quand en 2006 il a sorti une compilation 3xCD rétrospective de son œuvre et que la tournée qui s'ensuivit prenait parfois des allures d'adieux. Mais il n'en était rien car neuf ans après, Matt Elliott remet sa bure de sombre prêtre et signe un nouvel album dérangeant sous le nom de The Third Eye Foundation : The Dark, sorti sur Ici D'ailleurs.
James Blake
En à peine un an d'existence musicale, James Blake a déjà signé quatre EPs sur des labels montants comme Hemlock Recordings ou Hessle Audio mais aussi sur le mythique label R&S Records où Aphex Twin signait ses premiers titres en 1992. Ancien collaborateur de Mount Kimbie, James Blake se retrouve naturellement classé sur la scène dubstep, mais sa musique relève tout autant de l'electronica, de l'ambient et... de la chanson de charme.
Apparat signe sur !K7 pour un DJ-Kicks
Co-fondateur du label Shitkatapult, Sascha Ring, plus connu sous le nom d'Apparat, s'est fait connaître des amateurs avec son EP Koax signé sur BPitch Control en 2003. Il aura cependant fallu attendre 2006 et l'album Orchestra of Bubbles, co-signé avec Ellen Allien, pour qu'Apparat devienne un nom connu du grand public sur la scène dite Intelligent Dance Music (IDM). Mais depuis, le son d'Apparat, composé d'un savant mélange de mélodies baroques à la sensibilité exacerbée et de rythmiques complexes, saccadées, glitchées et triturées à souhait, a fait le tour de la terre. Fin octobre 2010, il rentre finalement au panthéon des artites IDM les plus en vue en signant une compilation mixée dans la très prestigieuse série des DJ-Kicks du label !K7, rejoignant des artistes comme Kruder & Dorfmeister, Nightmares on Wax, DJ Cam, Kode 9 ou James Holden...
North, de Darkstar
En cinq ans d'existence, le label Hyperdub nous a habitué à un dubstep de qualité, souvent décalé par rapport au reste de la scène, bien plus axé sur l'écoute que le club, nous en parlions d'ailleurs de manière élogieuse à l'occasion de la sortie de la compilation anniversaire début 2010. Nous avions d'ailleurs mentionné l'excellent titre Aidy's Girl Is a Computer de Darkstar qui était présent sur le CD dédié aux nouvelles sorties du label. Il aura fallu attendre cette semaine pour que sorte enfin l'album de Darkstar intitulé North. Voyant que le fameux titre susmentionné s'y trouvait, c'est avec un enthousiasme débordant que je me suis jeté sur cette sortie... pour rapidement tomber de haut.
Solitude
Alors que de nombreux genres musicaux déclinent doucement en musique électronique, la scène dubstep subit quant à elle une croissance telle qu'elle en est devenue difficilement lisible. Dans la complexe arborescence de ce genre musical, il est des branches qui ont plongé dans d'insondables profondeurs, dures, parfois violentes et il en est d'autres qui se sont élevées vers des atmosphères, éthérées, plus délicates et souvent plus touchantes. C'est notamment le cas de la musique de Solitude, un DJ underground qui mixe avec passion un style, assez justement nommé ambient-dubstep, et qui distribue ensuite généreusement ses mixes représentant d'ores et déjà près de dix heures de musique.
IDMf10 : Between The Silence And Story
A l'heure où les dinosaures de la musique électronique comme Warp ou Ninja Tune fêtent leur vingtième anniversaire, on est régulièrement tenté de chercher une relève tant ces labels pionniers se sont éloignés de leurs lignes artistiques initiales. Et si il est difficile de désigner quelle est vraiment la nouvelle tête pensante de la musique électronique, c'est probablement car c'est un genre qui s'est très largement développé voire éparpillé. Mais c'est cette multipolarité qui fait la véritable identité de cette scène qui a su, malgré toutes les tentatives de récupération, garder sa passion pour l'underground et la culture spontanée. J'en veux pour témoin cette nouvelle compilation du forum IDMf d'amateurs de musiques électroniques, disponible en libre téléchargement.
La playlist de l’été
Premier post saisonnier sur magM3, maintenant que les feuilles commencent à se teinter et que l'automne avance, nous vous proposons dans cet article de balayer les albums qui nous ont marqués au cours de cet été 2010. Il ne s'agit pas nécessairement de productions sorties durant cette période, mais plutôt de disques que nous avons écoutés et qui nous ont marqués au cours des ces trois mois. Le choix fut difficile et arbitraire et beaucoup de bonnes choses qui devraient être là n'y sont pas...
Timber Timbre, album éponyme
C'est une musique un peu difficile à classer, mais c'est aussi ce qui fait son charme. En parcourant le réseau Internet, on voit souvent l'appellation freak folk, ou acid folk accolée au nom de ce groupe dont c'est le troisième album. Mais ces appellations sont aussi accolées à Matt Elliott, et à d'autres dont la musique est nettement moins intéressante, nettement moins freak et nettement plus folk, voire carrément campagnarde...
Triangulation, de Scuba
Ayant émergé au milieu des années 2000, le nom de Scuba est rapidement devenu synonyme d'un dubstep fait de qualité et de subtilité. Ainsi, deux années seulement après la sortie de son premier EP sur Hotflush Recordings, Scuba signe déjà sur l'excellente compilation Box of Dub, sortie en 2007 sur le très prestigieux label Soul Jazz Records. Après un premier album très remarqué (A Mutual Antipathy sorti en 2008 sur Hotflush Recordings), l'artiste revient maintenant avec un second album, Triangulation, qui ne trahira pas la réputation de l'artiste.
These Four Walls des We Were Promised Jetpacks
"Nous sommes plus vieux que Ghostbusters 2. Nous sommes plus jeunes que Ghostbusters". Voilà ce que l'on peut lire sur la page myspace des We Were Promised Jetpacks. Ces deux chef d'œuvre, respectivement de 1989 et 1984, donnent une idée de la jeunesse des musiciens qui composent ce groupe écossais qui sort avec These Four Walls un premier album sur Fat Cat. Dans la (récente [1]) ligne éditoriale du label anglais il s'agit d'un disque à catégoriser dans le bac rock indépendant dont la vigueur et la fraîcheur en font une sortie de l'année 2009 à retenir.

