L’imaginarium du Docteur Parnassus, un film de Terry Gilliam
C'est une vieille roulotte brinquebalante, faite de brics et de brocs et qui grince et craque de partout, tirée par deux chevaux. Elle n'est pas petite, mais assez grosse, car elle loge comédiens et théâtre, qui s'installent sur des places miteuses et dans des fêtes foraines un peu glauques, dans l'espoir d'attirer le chaland. Mais l'histoire est celle, éternelle, de la lutte du bien contre le mal, et puis un peu celle du fou qui parie contre le diable.
Il y a beaucoup dans ce film. Il y a le fou qui parie contre le diable, on l'a dit, cette vieille légende servira de base et le diable, ce sera un incroyable Tom Waits. On reconnaîtra du Boulgakov dans la manière de considérer le diable comme un agréable dandy d'âge moyen, fumant au porte-cigarette, il y a du Lewis Carroll dans la façon de passer de l'autre côté du miroir, et surtout, il y a beaucoup de Terry Gilliam.
