Joy Orbison, The Shrew Would Have Cushioned the Blow EP
Joy Orbison, aka Peter O'Grady, fait partie de ces jeunes artistes montants sur lesquels je suis tombé par hasard dans ma quête des fils spirituels du créatif Burial. Après avoir signé deux maxis sur les labels Hotflush et Doldrums en 2009, il signe en 2010 l'excellent EP The Shrew Would Have Cushioned the Blow sur le label montant Aus Music fondé par Will Saul et Fink (Ninja Tune).
Le titre éponyme constitue indéniablement un véritable exercice de style du genre. Le morceau s'ouvre sur un rythme ragga sec et saccadé, auquel s'ajoutent doucement des nappes atmosphériques, des bribes de voix féminines, puis des basses rondes et profondes. Le morceau atteignant son apothéose dans la dernière minute, au pouvoir hypnotique rare, dont on ne peut que regretter la brièveté. Au-delà de la ligne dubstep atmosphérique classique, on retrouvera en filigrane les sonorités de Luomo qui apparaît régulièrement comme l'éminence grise de la scène dubstep.
